La régulation géographique et temporelle relative à la fréquentation des sites doit prévaloir hors saison et il est nécessaire de la répartir en haute saison.
• CRT PACA
• Net System
• Service de l'Etat (biodiversité)
• Gestionnaire des sites ocriers
• Communes
• Associations locales
• Département 84
• PNRL
• Région Sud
Ingénierie
LocalisationPérimètre de l’OGS et CCPAL
En cours (diagnostic réalisé)
Phasage• Mise en œuvre des outils : 2024
• Diagnostic : 2023
• Décongestionner les sites fréquentés du GS, en particulier Roussillon et Rustrel sur fréquentés en saison.
• Créer un maillage d’itinéraires cyclables remplissant à la fois une fonction de découverte du territoire et une fonction utilitaire. Faciliter l’accès aux lieux d’intermodalité et de service, aux sites ocriers et aux centralités urbaines pour répondre aux besoins des visiteurs et des habitants.
• Intermodalité : développer la chaîne de mobilité sur l’ensemble du périmètre de l’OGS.
• Déambulation : faire des itinéraires une partie intégrante du processus de découverte
• Apporter un soutien à la pérennisation des sites ou des structures sous-fréquentés.
• Proposer une découverte piétonne de l’ensemble du GS et des spécificités des secteurs en privilégiant les parcours dédiées sur sentiers.
• Mieux gérer la fréquentation touristique et améliorer la gestion des flux
• Rendre lisible le massif des ocres pour les randonneurs.
• Permettre un stationnement et une intermodalité aisée au départ de la Maison du tourisme à Apt
• Mettre en place un système attractif de desserte de l’ensemble du Massif des ocres (sites touristiques, villages). Dans un second temps, cette navette doit pouvoir être reconductible à l’année pour les déplacements des habitants.
• Donner à comprendre la particularité du Massif des ocres dans son intégralité.
• Bénéficier de la situation intermodale et centrale de la Maison du tourisme, offrir un itinéraire de découverte pour tous les publics.
• Développer la chaîne de mobilité sur l’ensemble du périmètre
• Desservir tous les sites ocriers, s’interconnecter avec les sentiers de randonnée existants
•Campagne de communication sur les usages de l’application
• Analyse des données, écriture du scénario, mise en œuvre de l’application.
Au regard de l’OGS, la régulation géographique et temporelle relative à la fréquentation des sites ocriers doit prévaloir car il convient de développer l’attractivité de ces sites hors saison et de mieux la répartir en haute saison. Or, à ce jour, outre le fait que les sites ocriers soient gérés sous des statuts (public ou privé), des tarifications (à la personne, à la visite ou au véhicule) différenciés, il existe un déficit de coordination.
Cette situation génère des difficultés :
• Pour le visiteur à percevoir l’unité du Massif des ocres.
• Pour le gestionnaire, à améliorer la gestion des flux, réguler le taux de saturation du site et son évolution
• Pour le résident, à bénéficier de l’environnement du quotidien au cœur d’un GS compte tenu de la surfréquentation
• Pour le prestataire, à communiquer d’une manière homogène et simplifiée en vue d’une commercialisation unifiée
• Pour l’ensemble des acteurs, à communiquer sur la complémentarité des sites et à créer une passerelle entre offre culturelle et tourisme responsable.
Il s’agit pour l’OGS, de relier les différents sites ocriers par un itinéraire structurant en vue de favoriser la découverte douce du territoire. Ce maillage cyclable vise aussi la liaison avec les différents lieux de vie pour les habitants.
Le projet prend en compte le Schéma directeur des aménagements cyclables et services vélo du quotidien du programme “Luberon Labo Vélo” (dispositif « Vélo & Territoires »
de l’ADEME) et faire le lien avec le projet structurant d’extension et réforme du circuit cyclotouristique exisant les “Ocres à vélo”.
Le point central d’intermodalité du système de mobilité de l’opération est situé à la maison du tourisme (ancienne gare d’Apt). Les priorités données aux différents tronçons seront définies en fonction de l’impact de l’aménagement sur le report modal des habitants vers le vélo.
Évaluation des recettes
Une étude d’observation de la fréquentation et des retombées socio-économiques des itinéraires vélos EV8 (La Méditerranée à Vélo), Via Rhôna et V65 (littoral méditerranéen) menée en 2017 par le cabinet Inddigo estime que les dépenses des touristes à vélo sont en moyenne de 62 €/personne/jour. Cette moyenne varie selon les pratiques : excursionniste : 17,50 €/personne/jour et itinérante : 83 €/personne/jour.
À titre d’exemple, si l’on considère que 3% des 700 000 visiteurs annuels du Massif des ocres sont des touristes à vélo, cela représente 1,2M€ de retombées économiques annuelles. D’après l’étude, les sections de l’EV8 autour de la zone de Manosque (à 38 km d’Apt) ont un potentiel de retombées économiques évalué à 13 000 €/km. En appliquant ce chiffre aux 25,5 km d’itinéraires projetés, cela donne 331 500 € de retombées économiques annuelles :
• Selon la fourchette basse (1,7 M€) du coût total, devient « rentable » en 5 ans.
• Selon la fourchette haute (3,2 M€) du coût total, il devient « rentable » en 9,5 ans. Il s’agit de projections théoriques, en effet l’impact économique positif d’une liaison cyclable touristique dépend de plusieurs facteurs, en particulier la qualité des aménagements (confort et sécurité) et la présence de services.
L’action se découpe en 3 sous-actions complémentaires :
1) Bonifier le patrimoine sentier existant
Le maillage des sentiers de randonnée est suffisamment dense sur le GS, mais se doit d’être plus lisible en structurant une offre autour de l’historique GR®6 et du GR® de Pays n°6 ‘’Tour des Ocres du Luberon’’ (2021), et plus visible en renforçant le balisage et la signalétique de ces deux itinéraires.
Il apparaît également nécessaire de déplacer quelques sections du tracé initial du GR®6 sur des cheminements existants (publics ou privés) aujourd’hui plus adaptés et qui évitent 4 sections de route : 1) Roussillon - section de D4 entre et Le Clos et l’Urbane, 2) Gargas - section de VC entre le centre village et les mines de Bruoux, 3) Villars - section VC entre La Clastre et le massif de La Bruyère, 4) Rustrel - section de D34 entre La Braguette et le chemin de La Gavotte.
Il convient enfin également de bonifier la qualité de cheminement sur quelques sections du GRP ‘’Tour des Ocres du Luberon’’ via la reprise partielle d’assiette de sections de sentier, dont principalement sur le chemin de Couvine et le chemin d’Istrane à Rustrel.
2) Proposer une découverte sensible
Afin de compléter l’offre de découverte du GS, il proposé de remettre en valeur le sentier de Sainte-Radegonde sur la colline de Perréal créé dans les années 2000 (communes de Gargas et Saint-Saturnin-lès-Apt), et qui nécessite aujourd’hui d’être restauré (travail d’assiette, rebalisage) et bonifié (signalétique interprétative).
La définition de la signalétique interprétative repose sur la mise en valeur des particularités du site, son histoire, sa géologie, sa richesse naturelle, sur la possibilité de raconter une histoire et de permettre ainsi aux visiteurs de découvrir ou redécouvrir les lieux, tout en respectant leur beauté et leur valeur patrimoniale, la quiétude et l’esprit des lieux. Les travaux d’aménagements découleront d’un travail préalable partagé sur le contenu rédactionnel (travail de médiation culturelle de contenus scientifiques mais aussi de ressentis émotionnels), les choix d’illustrations, le type de mobilier, leur fréquence d’implantation, etc., en lien avec la charte graphique du GS, celle du Département (ENS / PDIPR) et les obligations et recommandations en termes d’intégration paysagère. Cette démarche pourra ensuite être déclinée sur d’autres projets de sentiers de découverte sur d’autres secteurs du GS.
3) Estimer pour mieux gérer
Il est proposé de faire l’acquisition de 2 éco compteurs qui viendront compléter la flotte d’éco compteurs du PNR Luberon (6) et du Département de Vaucluse (3). Leur déploiement sur le GR®6 et GRP® puis d’autres itinéraires du GS (récents ou anciens), suivi de l’analyse compilée (avec d’autres éco compteurs) des données factuelles du nombre de passage, permettra également de distinguer le sens des flux, de comparer les profils horaires semaine/week-end, de croiser ces chiffres avec les données météorologiques, de recouper ces données avec la fréquentation des parkings limitrophes, etc. Autant d’éléments qui, en complément de données de fréquentation issues d’Outdoor Vision (plateforme publique nationale qui agrège des traces GPS de pratiquants de sports nature et de loisirs récréatifs, sur et en dehors des réseaux de voiries et du PDIPR), permettront d’avoir une connaissance fine des flux sur les sentiers du GS, de suivre précisément leurs évolutions, et d’apporter une aide à la décision en termes de gestion (protection des milieux, sécurisation des cheminements, priorisation de travaux, identification des zones de pauses, etc.).
La difficulté de mise en œuvre d’une navette pour le Massif des ocres réside dans le fait qu’il existe une multitude de sites à desservir et nécessaire de mettre en place une offre nouvelle qui puisse s’adapter à une fréquentation accrue en saison.
Une expérimentation menée en 2018, a consisté à mettre en place la ligne « circuit des Ocres ». Elle présentait plusieurs inconvénients, notamment la desserte partielle du périmètre OGS et l’évitement de Roussillon; accessible uniquement via l’achat d’un « Pass découverte » calibré pour des visites touristiques ponctuelles et limité à 48h ; et une circulation en un seul sens : Apt-Rustrel-Gargas-Apt non calée sur les horaires de visite, causant des attentes inutiles.
Ces imperfections ont desservi l’expérimentation qui s’est soldée par une très faible fréquentation. Les données statistiques ne permettent d’ailleurs pas de rendre compte de
tendances sur les jours les plus usités. Le calibrage de cette navette n’a pas non plus pris en compte les déplacements des habitants, demandeurs de transports publics.
L’ensemble de ces constats permet de dégager les premières pistes d’action de mise en place d’une navette efficace pour l’OGS. La prise de compétences “transport” n’ayant pas été retenue par la CCPAL, il est envisagé de mettre en place cette action en collaboration avec la Région SUD.
Schéma du trajet pressenti :
Deux schémas sont envisagés : une phase “test” sur certains secteurs (ex. village/sentier des ocres/écomusée de l’ocre) puis une desserte globale de tous les sites ocriers.
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